Loi Scellier 2011 : vérifiez le marché locatif local avant d’investir.
Si vous avez suivi nos notes d’information en 2010, vous savez que le gouvernement, à travers son secrétaire d’état au logement Benoist Apparu, à chercher à éviter les dérives de la loi Scellier en réduisant les plafonds de loyer de façon à aligner les loyers théoriques (utilisés notamment dans les simulations) et les loyers réels de chaque zone géographique.
Ainsi de nouveaux plafonds s’appliquent dès le 1er janvier 2011.pouvant atteindre 14 % pour les logements situés en zone B1 (villes de plus de 250.000 habitants) et B2 (plus de 50.000 habitants) et 26 % dans la zone A (Île-de-France, Côte d'Azur, Genevois français).
L’objectif est simple :
Eviter que les investisseurs achètent des biens surestimés par les promoteurs sur la base de loyers théoriques eux-mêmes surévalués par rapport au marché locatif réel.
Suite à une récente étude, Jean-Michel Ciuch, directeur général d'Immogroup Consulting, interviewé par La Tribune explique : "Certes, dans nombre de villes, la révision a permis de réduire très sensiblement le risque pris par les investisseurs. Mais uniquement sur les petites surfaces. Elle ignore la grande diversité des secteurs et les écarts de niveau locatif selon le type de logement. Or, pour l'essentiel, la production de logements neufs en Scellier se compose de 2 et 3 pièces".
Vous trouverez ci-dessous une illustration des écarts soulignés par Immogroup Consulting.
Avant tout investissement, faites (faire) une évaluation réelle du loyer possible pour votre bien. Ne simulez jamais sur la base des plafonds de loyer théorique (encore sur-évalués en 2011) mais sur la base des loyers réels d’une zone donnée.
Notez que nos simulateurs (faites votre propre simulation express – c’est gratuit en suivant ce lien) ne se basent pas sur les plafonds de loyer théoriques mais sur un rendement locatif de 3,5% à 4% – considérés comme minimum dans un investissement locatif défiscalisant. C’est la moindre des choses !
